Homélie du 7e Dimanche après Pâques Enregistrer au format PDF

Père Guillaume de Montgolfier
Samedi 23 mai 2020

Homélie pour le 7e dimanche de Pâques

24 mai 2020

En ce septième dimanche de Pâques, nous voici dans ce temps particulier entre l’Ascension et la Pentecôte. Dans la première lecture, il nous est donné à contempler les disciples dans ce temps de transition. Ils sont au Cénacle, encore tout étonnés d’avoir vu le Seigneur monter au ciel, n’ayant sans doute pas tout à fait compris la promesse de l’Esprit Saint qu’il leur a faite. Mais ils sont réunis, et en prière. Mais surtout le texte des actes des apôtres nomme ceux qui sont là. Il me semble que c’est une invitation à comprendre que l’annonce de l’Evangile ne passe pas par des anonymes, par une institution, mais bien par des visages, des personnes connues, des rencontres. Dans ce temps d’attente de l’Esprit-Saint, rappelons-nous par qui nous avons reçu la foi. Ce sont des visages, des personnes qui nous ont témoignés de leur rencontre avec le Christ. Dans ce temps pascal, rappelons-nous que la bonne nouvelle de la résurrection se transmet toujours par ceux qui ont vu le ressuscité, par ceux qui ont cru à sa parole, c’est-à-dire, nous qui portons le nom de chrétiens. Dans la seconde lecture, st Pierre nous rappelle que ce nom que nous portons, doit être notre fierté, si nous le portons avec dignité. Ne craignons pas de supporter des souffrances, des épreuves si nous le faisons en communion avec le Christ. Voilà ce qui peut donner sens à toutes les difficultés que nous pouvons rencontrer. Si nous unissons nos vies au Christ, qui a donné sa vie pour nous, alors nous n’avons plus rien à craindre, ainsi que le chante le psalmiste. « Le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte ? » Enfin, l’Evangile nous donne à méditer les paroles du Christ lors de son dernier repas avec ses disciples. Alors qu’il va bientôt être arrêté, souffrir sa passion, il se révèle à eux comme Fils de Dieu, il leur révèle sa divinité, parce que maintenant ils vont pouvoir la comprendre à sa juste mesure. Pas comme la grandeur d’un roi terrestre, mais bien comme celui qui vient de Dieu et qui retourne vers lui. Jésus continue jusqu’au bout de révéler à ses disciples que le désir de Dieu c’est de nous donner la vie éternelle, et cette vie éternelle c’est d’entrer dans la connaissance de Dieu, d’entrer en relation avec lui. Notre Dieu est un Dieu de relation, voilà sans doute pourquoi il veut que nous soyons nous même ses témoins, voilà pourquoi il veut que la foi soit transmise par le témoignage de nos frères humains, et non pas par une révélation qui nous tomberait directement du ciel. Mais pour cette grande mission de l’annonce de la Bonne nouvelle à toute la création, le Christ ne nous a pas laissé seul, il nous a promis le don de l’Esprit Saint, lui qui nous fait souvenir de toutes les paroles que le Christ nous a laissé. Dans cette semaine qui nous prépare à la Pentecôte, ouvrons nos cœurs à l’Esprit, cet Esprit qui nous vient de Dieu, c’est lui qui fait en nous l’unité. Chaque jour demandons au Seigneur qu’il nous comble à nouveau de son Esprit. Viens Esprit-Saint, viens en nos vies.

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Homélie du Père Guillaume