Méditation sur les textes du 6e Dimanche de Pâques Enregistrer au format PDF

Père Guillaume
Lundi 18 mai 2020

Homélie pour le 6e dimanche de Pâques

17 mai 2020

Vous avez peut-être remarqué que le Christ insiste beaucoup sur l’amour dans cet Évangile.

Et d’ailleurs dans tout ce chapitre 14 de l’Évangile de Jean, Jésus invite fortement ses disciples à ne pas oublier l’amour.

Ce discours, ce sont les dernières paroles du Christ avant sa passion. Il laisse son testament à ses disciples et il a soif de leur amour. Je trouve cela bouleversant, on a l’impression que par ses paroles du Christ, Dieu mendie notre amour ! Lui qui est l’amour, il désire ardemment être aimé en retour. Sans doute connait-il l’épreuve qui l’attend dans la passion, et a-t-il besoin d’être soutenu par l’amour de ses disciples ? Nous découvrons aussi combien notre Dieu est un Dieu de relation, un Dieu qui ne veut pas rester fermé sur lui-même, mais qui a soif d’être en relation avec nous. Parce que c’est l’essence même de l’amour d’être relation, l’amour est don, et il n’y a pas de don sans relation.

Pour nous, qui recevons ces paroles du Christ dans le temps pascal, c’est un appel à aimer. Jésus sait combien pour ses disciples et pour nous aussi, il est important de rester dans l’amour, alors que nous ne le voyons plus, que nous n’avons plus l’exemple de son amour à l’œuvre sous les yeux. Jésus prépare ses disciples à son départ, et il leur donne, il nous donne le moyen de ne pas être séparés de lui. Ce moyen c’est de garder les commandements du Christ, et finalement ces commandements quels sont-ils, si ce n’est d’aimer ? Je vous laisse un commandement nouveau : « aimez-vous les uns les autres », nous a-t-il indiqué. Par toute sa vie, le Christ nous a montré que la manière de rester en relation avec Dieu, c’est d’aimer. A travers toute la Bible, c’est ce même appel que Dieu lance aux hommes. Déjà lorsque Dieu se révèle au peuple hébreu, lorsqu’il lui donne ses commandements dans le désert, Dieu dit : vous garderez mes commandements.

C’est toujours ce même appel, ce même moyen que Dieu nous donne pour rester en relation avec lui : garder ses commandements. Dans cet Évangile le Christ révèle une fois encore sa divinité à ses apôtres, une divinité qui sera manifestée sur la croix dans toute l’immensité de son amour, le don de sa vie.

C’est le chemin que le Christ nous désigne pour le suivre, ce chemin que Pierre nous indique aussi dans la seconde lecture : Mieux vaudrait souffrir en faisant le bien, plutôt que le mal. La poursuite du bien en toute chose, voilà ce qui doit orienter toute notre vie selon ce commandement de l’amour.

C’est aussi au bien qui grandit que l’on reconnait que Dieu agit par ses disciples, ainsi que nous en avons entendu le récit dans la première lecture. Les foules s’attachent au Seigneur parce qu’elles voient les signes de libération que Philippe accomplit. C’est toujours notre mission à nous disciple du Christ, de chasser les démons, de répandre le bien autour de nous. Voilà l’amour en œuvre. Le Christ aujourd’hui encore, nous demande de demeurer dans son amour.

Dans la poursuite de ce temps pascal qui nous invite à accueillir la résurrection du Christ à l’œuvre dans nos vies, continuons de chercher toujours mieux à aimer en toute chose. Alors dans nos bonnes actions, le monde verra le Christ vivant. Je termine par une proposition pour la semaine qui vient : pour nous préparer à la fête de la Pentecôte qui s’approche, nous pouvons prendre l’habitude de prier régulièrement l’Esprit Saint afin qu’il nous aide à voir les actes de charité à poser en chacune de nos journées.

Nous pourrions commencer nos journées par une brève prière à l’Esprit Saint : « Viens Esprit-Saint en ma vie, et apprends-moi à mieux aimer ceux que je vais rencontrer aujourd’hui ».

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Homélie du Père Guillaume