Vayakom

JPEG - 29.2 ko Vayakom accueille des jeunes scolaires exclus temporairement
de leur établissement.
Elle leur offre un lieu de parole bienveillante, de réflexion critique sur leur comportement et de décision réaliste pour préparer leur retour dans l’établissement.

Contact : fr Bob Léaustic - 40, boulevard Charner 22000 Saint-Brieuc
✆ Tél 06 79 89 38 27 - ✉ vayakom free.fr

Comment a démarré votre association ?

Notre action a démarré à Saint-Brieuc en décembre 2013, suite à une réflexion de la Congrégation des Frères de la Mennais (Ploërmel), à laquelle nous appartenons. Nous devions nous engager davantage vers les jeunes en difficulté. Deux pôles communautaires ont été créés en Bretagne. L’un à Rennes pour les étudiants et l’autre à St Brieuc pour les jeunes. Trois Frères de la Mennais (Frère Bob Léaustic, Frère Jean-Yves Cariou, et moi-même Frère Denis Chamaret) avons donc démarré dans la maison du Boulevard Charner à St Brieuc.

Fin 2013, nous avons commencé par rencontrer les services de la pastorale des jeunes, les centres sociaux, les services de la ville. Et nous avons abouti au constat que personne ne savait que faire des jeunes exclus temporairement d’un établissement scolaire. Nous avons bâti le projet d’accueillir ces jeunes individuellement dans notre maison du boulevard Charner, un lieu extérieur à l’établissement. Nous avons ensuite pris contact avec les responsables des établissements d’enseignement privé de St Brieuc et de Plérin (collèges et lycées).

Quelle est la finalité de votre action ?

Frère Denis ChamaretLe premier objectif est de permettre à des jeunes en situation d’exclusion scolaire temporaire ou en recherche d’orientation de bénéficier d’un peu de recul sur leur vécu scolaire en étant accueillis hors de l’école. Ces jeunes peuvent ainsi relire leur histoire, l’analyser et se repositionner pour l’avenir. C’est un peu une remise en selle, suite à une sanction ou une mauvaise conduite dans leur école, grâce à l’accompagnement d’adultes bienveillants et rigoureux.
L’association que nous avons créée avec les établissements scolaires, les structures municipales et sociales, la Mission de l’emploi s’appelle Vayakom. Un nom tiré de la Bible et précisément du récit de la vie du jeune Samuel réveillé en pleine nuit et qui s’en va trouver le prophète Elie. Vayakom signifie « et il se releva ». Ce qui correspond bien à l’esprit dans lequel nous travaillons.

Comment fonctionne cet accueil de jeunes ?

Vayakom fonctionne avec les trois Frères appuyés par une douzaine de bénévoles répartis en trois équipes. Les jeunes que nous accueillons sont en collège ou en lycée. Un seul jeune est accueilli à la fois pendant une journée, voire deux si nécessaire. Les parents doivent être d’accord et une convention est signée avec le chef d’établissement qui sert de couverture d’assurance.
Le directeur prend contact pour nous signaler le jeune à prendre en charge. Un Frère va le chercher à l’école à 8h30 et le conduit dans notre maison (Boulevard Charner). Il a son dossier et il est responsable du jeune jusqu’à 16h30. La matinée est découpée en deux tranches. Le Frère responsable prend d’abord le jeune en main pour le rassurer et lui expliquer la manière dont nous travaillons. Ensuite, un bénévole prend le relais et gère en fonction du dossier du jeune.
Puis nous déjeunons ensemble. C’est un moment privilégié pour accroître encore la confiance entre le jeune et nous. Et l’après-midi est également découpée en deux temps assurés par le bénévole puis par le Frère.

Que faites-vous avec le jeune ?

On discute d’abord des raisons pour lesquelles il a été sanctionné. Comment et pourquoi il en est arrivé là. Les jeunes disent les choses simplement car ils se sentent dans un espace de liberté, en dehors de leur établissement. Transplanté dans un autre milieu, le jeune est plus naturel, plus apaisé, les tensions ont souvent disparu.
Tout ce qui peut se dire ici reste confidentiel. Nous ne sommes pas là pour les juger. Le bénévole échange avec le jeune sur sa personnalité en insistant sur certaines valeurs : se faire confiance, respecter l’autre, y compris le professeur,…

Quelles sont les autres activités de la journée ?

Les activités sont déterminées par les exigences de l’établissement et le projet de l’élève. Par exemple une activité de découverte liée à ses attentes, comme la recherche d’un stage. Ou une activité de recherche sur internet, en lien avec son projet d’orientation. Des travaux scolaires sont fournis par les professeurs, ils seront faits ou pas. L’important, c’est le dialogue avec le jeune. Nous sommes là uniquement pour lui, à son écoute.
Nous pouvons également lui apporter des aides méthodologiques pour qu’il apprenne à mieux se connaître, à cerner son fonctionnement mental. Et lors des pauses, il peut pratiquer des activités ludiques et sportives pour décompresser.

Qui sont les bénévoles ?

Le profil des bénévoles est très diversifié. La moitié ont été ou sont des enseignants mais nous avons aussi un dentiste, une secrétaire, un employé de la fonction publique, … On manque de bénévoles et les nouveaux venus seront les bienvenus. Un bénévole intervient généralement 2 à 3 fois par mois, selon ses possibilités.

Combien de jeunes ont été vus par Vayakom ?

Nous n’avons travaillé que partiellement durant la première année scolaire 2013-2014 en accueillant 22 jeunes. L’an dernier (2014-2015), 32 jeunes ont été accueillis et cette année, en 4 à 5 mois, nous avons déjà vu 20 jeunes. La demande progresse ainsi que le nombre de jeunes concernés par une exclusion scolaire temporaire.

Comment les jeunes perçoivent-ils ce séjour ?

Les réactions peuvent être diverses. Le jeune arrive ici après une sanction liée souvent à sa conduite. La plupart ne sont donc pas ravis, ils n’ont pas souhaité cette journée qui leur a été imposée. Pourtant, au fil du temps, leur position évolue et le séjour ici n’est plus considéré comme une punition. C’est une seconde chance qui leur est offerte. Certains considèrent cette journée presque comme un cadeau leur permettant d’éviter une sanction plus lourde.
Ils sont contents de réfléchir sur leur comportement et ils apprécient les apports sur la méthodologie ainsi que les activités extérieures. Le moment du repas est important, ils ont l’impression d’être choyés. Déjeuner avec des personnes aux cheveux blancs ne les perturbe pas, malgré l’écart de génération.

Y-a-t-il un suivi ?

Nous programmons généralement une rencontre, un mois après le retour du jeune dans l’établissement, selon un calendrier établi en fin de séjour. Ce rendez-vous peut se faire en présence des parents s’ils le demandent. Et nous restons en contact avec les jeunes par mail ou SMS. Certains d’entre eux nous rendent visite de temps en temps pour une rencontre avec un membre de l’équipe. En moyenne, huit jeunes sur dix vont mieux après leur séjour dans notre maison. Ce qui est encourageant pour les bénévoles de Vayakom , ce qui apporte ainsi un peu de fraternité chez les jeunes.


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