Vivre ensemble Avril 2016

samedi 2 avril 2016
par  Stéphane Scourzic
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Edito : Stéphane SCOURZIC diacre permanent
C’est l’époque « d’APB ! Késaco « ? « Admission Post-Bac » pour les lycéens qui, en terminale, passent en ce mois de juin leur baccalauréat. Aussi, en ce printemps, doivent-ils émettre des vœux dans leur choix d’orientation, d’écoles, de formations pour l’année prochaine ! Choisir, sans doute pas un métier, mais des études qui les conduiront vers l’exercice d’un métier. Pour cela, de multiples salons des étudiants existent pour murir son projet d’étude. Des services spécialisés comme les CIO existent également…
Le hasard ou la providence font que l’Eglise de France nous propose en ce mois d’avril une semaine de prière sur les vocations (17 au 24 avril). L’Eglise valorise les multiples vocations. Chacune est importante dans l’œuvre de Dieu. Toutes ! Aussi bien l’engagement dans le mariage, le célibat, la vie religieuse, la prêtrise… Mais, où nos jeunes peuvent-ils trouver des espaces pour faire mûrir leur questionnement ? En famille ? Dans nos communautés ? A l’école ? D’ailleurs, osons-nous interpeller un jeune sur les multiples possibilités de vocations ?
Certes, au sein de l’Eglise, un service existe et cherche à accompagner les jeunes dans leur questionnement. Mais l’accompagnement de nos jeunes à faire des choix libres, y compris dans la vie religieuse, la prêtrise, dépend-il uniquement de « spécialistes » ?
Nous sommes face à notre mission de baptisés de prendre soin, au nom du Christ, de nos jeunes, de leur offrir un compagnonnage, non enfermant, où leur liberté de discernement pourra s’exprimer.
En ce temps de Pâques, où le Christ nous montre que la vie est plus forte que la mort, prenons le temps de nous questionner sur notre engagement, chacun avec ses moyens, auprès des jeunes.
Regardons les propositions durant cette semaine de prières pour les vocations et surtout soyons nous-mêmes des « accompagnateurs bienveillants », en nous mettant à leur écoute, en accueillant leur questionnement, leur étonnement, sans y projeter nos propres représentations.
Beau temps de Pâques !
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Paroles de nouveaux baptisés
Laissons la parole à Jocelyne, Arthur, et Myriam qui ont reçu les trois sacrements de l’initiation chrétienne, lors de la Veillée Pascale :
"Je m’appelle Jocelyne. Née au Gabon, je vis en France depuis 2003 ; je suis maman de deux enfants.
A la suite du décès de ma mère, j’ai ressenti vraiment ce besoin, cet appel incessant à « communier » avec Dieu. J’avais un manque.
J’ai découvert que je pouvais entrer, même adulte, dans la famille des baptisés, grâce à ma rencontre avec le Père Le Meur, il y a bientôt deux ans.
Le Père Le Meur m’a « prise par la main », mise sur le chemin du baptême et confiée à une équipe. Nous cheminons depuis, partageant la même foi, en communion avec le Seigneur.
L’émotion m’habite, de plus en plus grande à l’approche de la Veillée Pascale lors de laquelle je vais recevoir le baptême.
Arthur M. est arrivé mineur à St Brieuc, de la République Démocratique du Congo. Il a vécu au foyer du « Marronnier ». C’est de là que, chaque dimanche, il descendait la côte St Pierre pour rejoindre la cathédrale et l’assemblée dominicale. Après plusieurs mois, il demande à recevoir le baptême. Son désir s’appuie sur celui de son père, qui le souhaitait depuis son enfance. Les évènements l’avaient empêché.
C’est avec une joie et une foi profondes qu’Arthur s’est préparé pendant deux années, se rendant disponible le plus possible à ce qui lui était proposé. Il a vécu avec force les différentes étapes et rencontres : les soirées « Essentiel », l’appel décisif et tout dernièrement les scrutins. Joyeux de partager sa foi et ses convictions, c’est entouré de ses amis footballeurs, ses copains de classe terminale, et de la « famille congolaise » de St Brieuc, qu’Arthur va vivre ce temps de Pâques.
Pour Arthur, Véronique, sa marraine.
Myriam, maman d’Estelle-Louise et de Claire-Lyse baptisées aussi le soir de Pâques, témoigne de son chemin :
« Je me félicite d’être allée jusqu’au bout malgré une situation compliquée (le boulot, les enfants).
J’avais cheminé pas mal, mais il me manquait la connaissance « philosophique » (l’intelligence de la foi). Avec ce temps de KT j’ai eu confirmation d’être dans le bon chemin. Tout est cohérent entre mon cheminement personnel et ce que j’ai découvert depuis.
Malgré mon rythme de vie, j’arrive à prier matin et soir. Même pour dire que tout va bien.
Je suis devenue un peu plus sage, tolérante. J’ai pris du recul par rapport à ce que je voulais. Quand ça ne marche pas, je me dis que c’est ce qu’il faut. Si cela arrive, c’est qu’il y a une raison. J’apprends à faire confiance à Dieu…
L’évangile de Marthe et Marie fait écho pour moi : « prendre du temps pour l’essentiel… ».
Je me sens transformée en bien.
Dimanche à la préparation au mariage, j’étais fière de moi ! Il n’y avait que moi et mon mari avec un autre couple à connaitre ses prières. Avec mon mari, nous avions beaucoup de points communs, dont celui d’avoir mis Dieu en premier. J’ai pu témoigner ! Cela m’a confortée.
Je suis plus à l’aise dans une église. J’arrive à suivre avec le missel (un peu mieux). Au départ, je n’étais pas à l’aise pour dire que j’allais au KT, je n’osais pas. Maintenant ce n’est plus un problème !
J’ai conscience d’avoir reçu un appel et suis contente d’avoir décidé de concrétiser en demandant le baptême
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Pierre Le Doré, un frère pas ordinaire
Il aurait pu faire les beaux-arts, être un artiste, un restaurateur d’œuvre ancienne… il avait choisi d’être Frère des écoles chrétiennes. Pierre Le Doré nous a quittés le 2 février 2016, jour de la vie consacrée, à quelques mois de ses 70 ans de vie chez les Frères. Il a enseigné dans plusieurs établissements en Bretagne dont en dernière date au collège et lycée Saint Charles à Saint-Brieuc. Depuis sa retraite, il était entré à la demande du Père Bernard Le Gal dans la commission diocésaine d’art sacré. Ils avaient au fil du temps tissé les liens d’une amitié sincère, profonde, respectueuse, pudique même. Ils aimaient ensemble réfléchir, discuter de divers sujets mais ils passaient aussi beaucoup de temps pour trouver et proposer des solutions susceptibles d’améliorer l’aménagement d’espaces liturgiques et donc le déroulement des célébrations sacramentelles. Leur vision des choses était toujours empreinte du Concile Vatican II. Pierre avait un coup de crayon indéniable et d’une grande précision. Il avait ce regard particulier sur le monde qu’ont souvent les grands dessinateurs. Il était habile de ses mains, savait faire des maquettes, recouvrir le bois de feuilles d’or… Tout dans une église méritait une attention particulière. Nul lieu, même peu visible, ne pouvait souffrir d’être laissé à l’abandon.
Comme la plupart des artistes, il pouvait être susceptible, pointilleux, mais aussi d’une grande délicatesse et d’une grande générosité envers les autres. Il avait la passion de l’enseignement et en temps que pédagogue, il savait expliquer son point de vue dans un projet ou vous faire entrer en méditation : il choisissait pour cela avec un très grand soin chaque mot, chaque tournure de phrase.
Personnellement, je l’ai rencontré en 2007 grâce à Serge Kerrien, qui m’a demandé de rejoindre la C.D.A.S. Pendant huit ans, je l’ai côtoyé avec plaisir tous les jeudis et ensemble avec le Père Le Gal, Marie Bernadette Le Maître-Beaufort, Maud Hamoury et Michèle Ugland, nous avons sillonné les routes des Côtes d’Armor à la rencontre des communautés chrétiennes et des différents lieux de cultes de notre diocèse. En revenant de nos échappées, nous pouvions passer plusieurs heures sur le projet d’un autel, d’un ambon, d’un baptistère mais également sur le compte-rendu de notre visite. Pierre prenait inlassablement son crayon pour compléter visuellement nos propos.
Ce qu’ils m’ont appris de plus important c’est que toute liturgie a un cheminement propre qui nécessite des espaces et du mobilier signifiant qui donne le sens du sacré. Je suis consciente d’avoir eu beaucoup de chance de travailler avec Bernard et Pierre et j’en rends grâce à Dieu, car ils m’ont permis d’approfondir ma foi, aiguiser mon regard sur l’art sacré et m’ont ouvert toute grande leurs portes alors que j’arrivais sur le diocèse.
Joëlle Delfino


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