Publié le dimanche 25 février 2018

En deuil (lu pour vous dans La Vie du 8 au 14 février 2018)

En deuil

PNG - 5.5 ko Extrait du courrier des lecteurs Notre équipe d’accompagnement des familles en deuil est rattachée depuis plus de 20 ans à un centre funéraire intercommunal de l’agglomération grenobloise. Or, sur décision de notre évêque, nous n’avons plus le droit, depuis le 1er février, d’animer des célébrations catholiques dans ce centre sous prétexte que toutes doivent avoir lieu dans les églises. Il faut savoir que, dans ce centre, sur les 1 500 cérémonies annuelles, nous en assurions 1 000, les autres cultes se partageant les 500 autres avec les cérémonies civiles. Les 15 membres laïcs et missionnés de l’équipe sont convaincus que nous allons laisser de côté un grand nombre de familles qui n’iront jamais dans une église. Ces familles sont elles-mêmes soit éloignées de l’Église, soit pratiquantes d’une autre religion. Lors de la préparation des célébrations, la qualité des échanges, le choix des textes, notre témoignage d’espérance et de charité sont souvent sources d’interrogations et de découvertes : la vie éternelle, la résurrection, la miséricorde, l’Esprit saint. La célébration elle-même est vécue par les familles comme un temps de réconfort et de recueillement dans la prière. L’occasion d’entendre la parole de Dieu et de dire « À Dieu » à leur défunt. Alors comment ne pas nous relier aux recommandations du pape François d’aller aux périphéries ? Pourquoi tous les cultes vont-ils être proposés ici sauf le catholique ?

Marie Cottin, Corenc (38) malo.cottin chez club-internet.fr